Le grenier populaire

Je suis cliente du Grenier Populaire de Saint-Eustache depuis mon arrivée dans la région. J’y dépose également les objets dont je n’ai plus besoin. Dans le cadre de mes cours en innovation sociale de l’Université de Montréal, je devais faire une entrevue. J’ai choisi de rencontrer la directrice générale, madame Christine Richard. J’ai également eu l’opportunité de visiter le grenier au sens propre et de saisir l’importance de la réinsertion sociale.
J’avais parfois la sensation de nuire à une certaine population en y faisant des achats. Mme Richard m’a donné des arguments prouvant le contraire. En effet, contrairement à ce que je pensais, chaque achat fait, prolonge la vie de cet organisme. 
Le Grenier Populaire est un organisme qui collabore avec Services Québec pour de la réinsertion sociale. Par contre, nos achats leur permettent de payer leurs frais fixes. L’organisme reçoit des ententes de service payant les salaires des employés en formation et une certaine partie du salaire des employés permanents. En achetant au Grenier populaire, nous contribuons donc à financer leur mission.
Le processus de formation des employés est de 6 mois pendant lesquels ils sont payés à salaire réel. À la fin du terme, ils obtiennent un diplôme qui permet de bien se positionner sur le marché du travail ou d’avoir accès à certains DEP pour ceux qui le souhaitent. 
Il y a 4 sections principales d’apprentissage : le tri, la boutique, la manutention et l’entretien ménager. 
Le fonctionnement de leur entreprise est basé sur la méthodologie Kaizen, et c’est vraiment intéressant de voir les coulisses de l’entreprise. Chaque objet mis en circulation passe par des étapes précises. Après une période de quarantaines pour la période covid, les objets arrivent au deuxième étage afin de subir un premier triage, ils partent ensuite vers la bonne section, où ils sont vérifiés, nettoyés et ensuite étiquetés. 
Par la suite, ils seront déposés dans une boîte de rangement et seront acheminés vers la boutique selon les besoins de celle-ci. Le nombre de boîtes visées par ce système est de 100 par jour. 
 Bref, je vous recommande d’aller y faire un tour. Vous aurez accès à des trouvailles peu coûteuses, auxquelles vous donnerez une seconde vie et ainsi limitez votre empreinte sur terre. Tout cela en favorisant la réinsertion sociale.

Vous avez aimé cet article ? Vous aimerez surement celui-ci: Récupération de vieux livres

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *